Pourtant, que la montagne est belle…
Tout le monde se préparait à une belle journée à Gap, entre copains. Jean-Claude Dusse arrive encore une fois se pointe en retard, l’haleine à rendre saoul Monsieur Alex, des restes de vomie aux commissures des lèvres. Sauf que chez nous, Jean-Claude, il est entraîneur. Heureusement, les joueurs eux, sont là à l’heure. A part Monsieur Lagrange bien dans son rôle : « J’étais à deux doigts de conclure hier soir, mais je lui ai dégueulé dessus… », les AUCistes ont du mal à se mettre dans la peau des bronzés tant le temps ne se prête guère à la rigolade. Quelques malins ont vu le coup venir et prévu le matériel nécessaire à une excursion montagnarde. Les plus beaux pulls en laine tricotés par Mémé étaient sortis des placards.
Café pris, la troupe de joyeux skieurs est acheminée au traditionnel Casino Caféteria. Ici, c’est le grand Popeye(un peu roux) qui s’illustre. Arrivant directement des terres humides nantaises, « le long » se dirigent illico vers les plateaux, qu’il garnit avec de nombreuses victuailles, se préparant à un repas de tous les diables, avant d’apprendre qu’il fallait juste s’assoir et attendre que les mets (moins appétissants certes) soient déposés sous votre nez. Pêle-mêle, je tiens à citer la cuillère caca qui circule sur la table, de plateau en plateau avant de terminer sa course dans celui de Droopy qui ne se laisse pas abuser. Enfin, mention spéciale au talent d’or du jour : un certain troisième ligne centre qui recule à l’impact. Ce brave Romain, au cours d’une discussion précise qu’il était le « mouton malade » du groupe, si vous n’avez pas saisi, dans le langage ingénieur ça signifie brebis gâleuse.
Sur le terrain enfin, il faut noter le grand calme dont a encore fait preuve le beau Pakal, voyant ses protégés se faire emporter par l’avalanche au tableau d’affichage, Pascal au beau nez conserve un sang froid que même Gandhi aurait envié. Pour l’équipe première, mention spéciale aux compères frisés qui eux font toujours preuve d’une grande solidarité capillaire dans le combat, laissant au sol le 9 comédien gapençais. Dans la catégorie marrons des alpes, nous retenons aussi la lutte de rouquins qui opposa le plus beau des routemoute aixois à une pâle copie des Alpes. Enfin, notre moniteur locale, éventuellement centre perforateur, a montré qu’il appréciait toujours autant ses anciens compagnons de récré en nous gratifiant d’un magnifique placage aérien synonyme de carton rouge.
Score final :6-6, qui laisse les deux équipes sur leur faim. Néanmoins, l’épopée des Bronzés reste célèbre dans les hautes terres provençales puisque le passage des flèches aixoises a laissé de belles photos pour les polices locales.
A Jean Ferrat
A la troupe du Splendid de l’AUC
A l’autruche encore bléssé