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    Des équipements et de la chanson française pour Madagascar

    Dans le cadre de ma troisième année d’étude, je suis parti faire un stage à Madagascar de octobre à décembre 2009. Là-bas, j’ai joué pour le ROSA, le club de rugby de Antohomadinika (qui se prononce Toumatink), un des « bas-quartiers » de la capitale Antananarivo. Un peu comme à l’AUC, la bas, le rugby c’est la famille. Un peu comme à l’AUC avec troisième mi-temps, certains joueurs ont formé un groupe de musique. Un peu comme à l’AUC, j’y ai reçu un accueil extraordinaire et vécu des moments inoubliables. Mais malheureusement pas comme à l’AUC, il y a des joueurs qui jouent sans chaussures, des joueurs qui ont les dents cassées parce qu’il n’y a pas de protège dents, et un seul ballon pourri pour s’entraîner.

    Alors mon idée c’était de remplir des cartons et de leur faire parvenir. Une corbeille et un chapeau à disposition pour collecter vos vieilles affaires, crampons, shorts, chaussettes ou vos nouveaux sous. Du plus petit au plus grand  tous les membres du club ont joué le jeu de la solidarité. Grace à eux, nous avons récolté des kilos d'équipements que nous allons pouvoirenvoyer à Madagascar.

    Vendredi 26 novembre, un cochon a tourné une bonne partie de l'après midi sur sa broche et après l'entrainement nous avons tous partagé ce festin préparé pour l'occasion. Lagrolle et Simon le « beaugossemaori», au talentueux doigté musical, nous ont offrent un concerto de guitare. De la chanson française, Renaud, Brassens, Brel, un cochon et quelques bières, pour se retrouver ensemble, les frères de la côte, pour partager, pour se tenir chaud, pour le rugby d’en bas et pour celui d’en haut, pour les copains et pour les potos.   Merci     

      Pit

        Un cochon et de la chanson française par Simon et Hervé 

      Une bonne partie de la récolte !

         Des copains

      Pit et Georges

      le Festin  

     

    C’est l’histoire d’un bidonville, 

    « Bas-quartier » en contrebas de Nothing Hill

    Coincé derrière la gare et ses chemins de fer

    Les merdes, les rats, les poubelles dans la rivière.

    Englué dans un brouillard bleu de pollution,

    On les distingue, elles, qui échappent à la masse de plomb,

    Le palais de la Reine,

    Et Rainilaiarivony,

    Sentinelles architecturales de la

    Tana Gentry,

    « Plafond de verre » contre plafond d’atmosphère,

    Difficile d’y survivre, la débrouille, la galère,

    Du CO² pour les pickpockets, les receleurs,

    Mauvaises b(t)ronches pour Voyous au grand cœur.

    Car des sourires, mêmes édentés, fleurissent sur la chaussée,

    Le Rugby et la musique,

    Leurs plages sous les pavés.

    La gouaille dans la grisaille du quotidien

    « Pasta », « Boutre », « Christian » sont les

    Samaritains.

    Cette Cour des Miracles, mon château de Versailles,

    « ça me fait de la peine, mais il faut que je m’en aille »

    Parce que pour la petite fille, je ne suis plus le « wasaha »

    Mais

    « Dadatou »,

    Tonton.

    Toumatink, c’est tout.

    Pit