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    LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010

    ACTE XXI : 24 AVRIL,

    FINALE PROVENCE RESERVES HONNEUR,

    AUC-ISLE SUR SORGUES

    O noble voyageur des espaces virtuels,

    Cette kronique sera un peu particulière, dans la mesure où c’est celle sur laquelle Mister K tirera sa révérence de kroniqueur. Après trois années de loyaux services comme scribe des aventures de cette formidable bande de copains, Mister K, lorsqu’il revient de la lice où se déroulent les joutes, et qu’il se penche sur son écritoire, sent en effet le poids des combats passés peser sur ses cervicales. Un appel est donc lancé pour le recrutement d’un Mister L, ou S, ou X … pour perpétuer la tradition qui immortalise les exploits de l’étonnante et glorieuse « b » de l’AUC.

    Pour terminer sa part de la chronique, Mister K voulait en tout cas un jour exceptionnel ; et c’est ce jour qui se présente en ce samedi 24 avril, où se déroulent les finales Provence du championnat 2009-2010.

    La première image que Mister K gardera de cette journée exceptionnelle se situe un peu après son début, et bien avant sa conclusion.

    Elle nous mène dans la zone commerciale qui borde la voie express à la sortie d’autoroute Avignon Nord, à 7h15 du matin. Alors que la brume recouvre la zone déserte, au rond-point à côté du Formule 1 local, émerge de la grisaille une meute d’une vingtaine de formes indistinctes serrées en petites foulées. Des bisons ? Des loups ? Des ornithorynques ?

    Non, c’est encore plus énorme : ce sont les pingouins de la « b » de l’AUC, qui assurent leur réveil en commun après la nuit passée au Formule 1 sus mentionné [ça veut dire mentionné au dessus, ne cherchez aucune une allusion salace …] dans lequel ils ont dormi ensemble [enfin, dans huit chambres différentes, quand même] pour renforcer la cohésion du groupe.

    Car cette journée exceptionnelle a commencé la veille au soir [ne cherchez pas de logique calendaire, je vous ai dit que c’était une journée exceptionnelle …], après le dernier entraînement de mise en place et le repas préparé par Jo [merci Jo] au Clobose, avec le départ de deux minibus et quatre voitures chargés de l’équipe, et des quatre éclopés des phases préliminaires qui ont décidé de l’accompagner jusqu’à l’hôtel où le groupe va dormir, à dix kilomètres du stade de la finale.

    Signe de la concentration malgré l’ambiance bon enfant, on ne perd qu’une voiture, et encore pendant dix minutes seulement … Après les dernières plaisanteries sur le pas de la porte, les valeureux guerriers vont se coucher sagement, pour une nuit dont le souvenir évoluera dans la journée du lendemain [depuis, avant match, pour ne pas inquiéter les copains : « j’ai super bien dormi », jusqu’à, après match : « putain, j’ai pas fermé l’œil de la nuit ! »]. A l’exception des quatre accompagnateurs, qui pansent leurs blessures jusqu’à deux heures du matin à l’aide du gros pack de bière qu’ils ont emporté [« Eh les gars, vous savez quoi ? On joue pas, demain … »].

    Le lendemain matin, après le réveil musculaire déjà évoqué et l’engloutissement du petit-déjeuner, la caravane prend la direction de Monteux, capitale du rugby provençal pour cette journée de finales. En arrivant, les avants sont prévenus qu’il va y avoir du taf, puisqu’un panneau juste à côté de celui de l’entrée de la ville indique « Concours de labours » …

    Une fois les affaires déposées au vestiaire, et les retrouvailles avec quelques Brave Hearts venus soutenir le groupe [Lagrolle, Hubière, Reno, Yaya] et Coach Riccie et Coach Pakal, le groupe se réunit une première fois en un cercle serré sur la pelouse.

    Un beau cercle, puisque aujourd’hui les dix-neuf qui vont porter le maillot ont tous payé de leur personne pour en arriver là. Et comme la « b » de l’AUC a vraiment un bel esprit d’équipe, les cinq autres joueurs dont l’insertion ou l’éviction aurait pu poser un problème de conscience ont eu la délicatesse de se blesser dans les deux semaines précédant la finale … La cohésion sera  donc au rendez-vous, quelle que soit la tournure de la partie.

    Après une nouvelle entrée puis sortie pour s’échauffer, retour au vestiaire pour un moment d’émotion, avec la remise des maillots par les deux anciens capitaines de la saison privés de finale pour cause de blessure [l’Antédiluvien pour les avants, et le Burkinabé pour les trois-quarts]. Pas besoin de discours, tout passe par les regards et les étreintes.

    Les discours sont l’apanage en ce jour de coach Pakal – « pour ceux qui ne l’auraient pas encore réalisé, c’est un grand jour ! » - puis de notre capitaine kangourou – « je la veux, cette finale ! » : c’est concis, mais comme c’est étayé par son exemplarité, c’est convaincant …

    Enfin, à dix heures, devant des tribunes partagées entre jaune et noir et blanc et bleu, c’est la sortie des deux équipes qui se font face en ligne.

    Après élimination d’un club indigne inventeur de victoires, dont le nom ne mérite pas de figurer dans cette chronique, et la mise à part du cas de Saint Laurent, premier de notre poule mais relevant d’un autre Comité, l’affiche est alléchante.

    D’un côté, les bleu et blanc de l’Isle sur Sorgues, deuxièmes avec l’avantage de quatorze victoires contre cinq défaites [on ne comptera pas le match non joué à Bastia]. De l’autre, les jaune et noir de l’AUC, troisièmes avec douze victoires, deux nuls et cinq défaites, mais avec l’avantage d’être la seule équipe à ne pas avoir perdu contre les premiers, et d’un bilan positif si l’on considère les confrontations entre ces deux équipes lors des phases préliminaires [victoire de trente-six points à Aix contre une défaite de six points à l’Isle]. Le choc promet d’être rude.

    Et il est rude effectivement, dès le coup d’envoi. Les deux packs se ruent sur le ballon, avec un avantage aux jaunes et noirs qui, malgré un désavantage de carrures, structurent de beaux mauls qui progressent. Ce combat intense paie dès la troisième minute, avec une pénalité sur les 40 mètres qui est passée par notre « neuf » et nous donne un avantage initial de 3 à 0.

    Les quinze minutes suivantes sont placées sous le signe d’un gros combat des avants, qui tiennent une mêlée redoutable et des tentatives incessantes de départs au ras, aussi bien que des trois-quarts dont les placages appuyés génèrent les en avants qui amènent les mêlées en question, et dont la présence impeccable sous les ballons en l’air empêche toute concrétisation des tentatives adverses.

    C’est d’ailleurs une faute sur notre ailier des autoroutes, fauché en l’air sur une récupération, qui vaut un carton blanc aux bleus, et une pénalité à 45 mètres qui est un peu trop courte.

    A la vingtième minute les jaune et noir reprennent l’initiative offensive sur un ballon arraché par les gros dans un maul, et relayé par la charnière sur notre centre « battler », qui tape un coup de pied qu’il récupère pour aller l’aplatir en coin, et nous mener à 8 à 0.

    Loin d’instaurer la sérénité, cet essai génère un regain de furia de nos adversaires, qui vont nous pilonner pendant les dix dernières minutes de la mi-temps.

    La défense héroïque est payée par un carton blanc pour notre deuxième ligne « warrior » qui plonge dans un regroupement, puis par une pénalité sur nos 22 mètres pour un hors-jeu de défense, qui vaut aux bleus de revenir à 8 à 3.

    Nos adversaires sont également sanctionnés pour un jeu qui passe les limites de l’agressif et leur vaut un deuxième carton blanc, mais qui va payer à deux minutes de la pause.

    Un coup de pied par-dessus est en effet suivi par leurs trois-quarts. Notre ailier des autoroutes, bien replié pour aplatir, est plaqué sans ballon dans notre embut juste avant qu’un deuxième bleu se jette sur le ballon. L’essai n’y est assurément pas, mais il est accordé par Monsieur l’Arbitre, par ailleurs excellent sur le reste d’un match engagé qu’il a très bien tenu, et dont cette seule erreur fait partie d’un scenario qui nous mène donc à la pause sur le score de 8 à 8.

    La reprise, après un discours tonitruant de coach Pakal pour réveiller les pingouins, est placée sous le signe d’une grosse pression de nos avants, qui poussent leurs vis-à-vis à des fautes à répétition, qui valent aux bleus un nouveau carton blanc au bout de trois minutes.

    A la cinquième minute, un ballon gagné au combat par les « gros » est extrait rapidement d’un maul par notre talonneur, et instantanément relayé par notre « dix » sur notre deuxième centre futur Wilkiri [nous y reviendrons plus loin], qui trouve l’interstice pour s’engouffrer et aller aplatir entre les poteaux, menant le compteur à 15 à 8.

    Là encore, l’essai provoque un regain de combativité de nos adversaires, qui en allant trop loin leur vaut un deuxième carton en cinq minutes, mais les rend également dangereux.

    Seule une défense énorme des avants au ras les empêche de prendre le large. Et lorsqu’ils essaient de contourner notre pack ils se heurtent à une défense tout aussi intraitable de notre « dix » ou de nos ailiers, dont les petits gabarits ne les empêchent pas de renverser ces gros formats.

    A dix minutes de la fin ce sont les jaune et noir qui écopent d’un carton après qu’Obélix ait malencontreusement marché sur un bleu [et le plus fort c’est que c’était involontaire] ; mais malgré cela les pingouins reprennent l’ascendant offensif en cette fin de partie, avec plusieurs percées de nos trois-quarts qui s’approchent de la ligne adverse.

    Pourtant, c’est une contre-attaque des trois-quarts bleus immédiatement renforcés par leurs avants, qui permet à ceux-ci de passer en force entre les poteaux. A trois minutes de la fin, le score se retrouve ainsi à 15 à 15 … Le KO guette, et frappera la première équipe qui va baisser d’un cran en intensité.

    C’est dans cette configuration que la dernière remise en jeu est jouée pour nos trois-quarts, qui récupèrent et enchaînent immédiatement sur une offensive stoppée au milieu du terrain, mais relayée par nos avants. Ceux-ci mettent leurs vis-à-vis à la faute sur le combat au sol, et obtiennent à la dernière minute du match une pénalité à quarante-cinq mètres face aux poteaux.

    Malgré la fatigue, notre centre décide de la tenter ; et malgré la distance et le bruit des supporters bleus, la balle décrit une trajectoire parfaite entre les perches, pour retomber derrière la barre juste avant le coup de sifflet final.

    18 à 15, c’est fait !!! La glorieuse « b » de l’AUC est championne du monde de Provence Réserve Honneur !!! Tandis que le côté jaune et noir de la tribune explose de liesse, ce sont des larmes de joie qui roulent sur les visages des joueurs, avec une saveur particulière pour les cinq qui étaient déjà finalistes il y a deux ans et qui avaient laissé le titre échapper d’un point.

    La joie qui suit, l’attente de la « Une » pour sa finale de l’après-midi et la soirée, sortent du champ de la kronique de Mister K, et sont la prolongation logique de ce jour exceptionnel, qui voit la consécration de trois ans d’aventures pingouinesques hautes en couleurs …

    Au moment de tirer sa révérence à l’issue de ces trois années, ô noble voyageur des espaces virtuels, Mister K voudrait tirer des conclusions de sa kronique.

    Ces conclusions consisteront d’abord en un hommage à tous les pingouins qui sont passés dans cette équipe au cours de cette épopée. Et à ce qui a fait la force de leur aventure humaine hors du commun.

    Cette force, c’est celle de la diversité.

    La diversité d’un groupe de copains dont les âges allaient de dix-huit à quarante-cinq ans ; dont les gabarits allaient de soixante à cent quarante kilos ; dont les teints allaient de la lividité de l’Europe du nord au bronzage de l’Afrique ; dont les opinions religieuses, ou anti-religieuses, couvraient tout le spectre existant sans que personne essaie d’imposer les siennes ; dont les opinions politiques couvraient également tout le spectre existant, à l’exception de celles trop haineuses pour venir au rugby tel qu’on le conçoit ici.

    La force de la diversité donc. Mais la force de l’unité de cette diversité dans la fraternité, et dans un combat pour un enjeu sans importance, sinon celle que l’on accorde à l’engagement pour ses copains.

    Et par-delà l’hommage, Mister K, qui était l’un d’entre eux, voudrait dire un grand merci à tous ses frères d’armes héroïco-comiques, pour cette leçon de vie qui restera gravée dans son cœur.

    Sur cette conclusion, Mister K te salue bien bas, ô noble voyageur des espaces virtuels, avant de s’en retourner vers le pays des rêves de pingouins …

     

    PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette glorieuse page : en première ligne, « Véro » Guillaume, « Toons » Toons, « Tonton » Dav, « Obélix » PJ et « Hendrix » Ju ; en deuxième ligne « Jumping » Simon, « Warrior » Simon, « NewCap » Paulo et « WakeUp » Gauthier ; en troisième ligne « San Marco » François ; à la charnière « Corsica » Alex et « Lolita » Philou ; au centre « Battler » Romain, « Wilkiri » Nico et « Holmes » Matt ; aux ailes « Hairy » Nico, « Highway » Tim, « Astérix » Romain et « Running » Ju. En soutien actif depuis le Formule 1 : « Antediluvian » Teigneux, « Burkinabe » Alex, « Vince » Vincent et « NightCap » Matteo. En soutien actif dans les tribunes : « GuestStar » Lagrolle, « BigNose » Geoffrey, « English » James, « GrosMax » Max, « Yaya » Yacine, « Expérience » Gilles ; et ceux que Mister K aurait oublié et à qui il présente ses excuses …

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    ahoykqbowq
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    Reply #6 on : Wed March 28, 2012, 12:23:09
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    Reply #5 on : Tue March 27, 2012, 12:32:48
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    Denis
    Posts: 6
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    Denis
    Reply #4 on : Mon March 26, 2012, 08:16:44
    Dear Sir/Madam,I work for a small young youth led non governmental human ihtrgs group called rural Sustainable Lives Trust. We are interested in participating at the Introduction to international refugee law: Short course scheduled for Cairo next year.We would love to know from you whether they exist any scholarships opportunities to support potential participants from developing countries like Cameroon so that we could apply.While hoping to read from you soon accept our warm regardsAwubung Valerie Asewgen
    xavier Salort
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    Un ancien pingouin
    Reply #3 on : Wed February 09, 2011, 21:04:06
    Content de voir que les années passent et que rien ne change à l'Auc, ha si cette finale la vous l'avez gagnée!
    Bravo à tous
    un bagnolais
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    Re: ACTE XXI, 24 AVRIL, FINALE PROVENCE
    Reply #2 on : Mon April 26, 2010, 10:54:27
    Bravo pour votre belle finale, on a vu ça d'un bel oeil dimanche déjà de l'exterieur en vous voyant joué puis de l'interieur à faire la fête avec vous dans les tribunes dans la journée, où vous n'avez pas hésité à nous faire partagé votre joie (et votre bière)

    Très bel état d'esprit!!!
    Rollet
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    Reply #1 on : Mon April 26, 2010, 07:30:48
    et aussi Olive "oh mon village" La Paglia, Dou&Dou, Zach à Rit,Lamine Lamain, www.myspace.Rachid, Antho, Matteo "coach mental" 3 Rivieres,...
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