LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010
ACTE XVII : 28 MARS, VALREAS-AUC
O noble voyageur des espaces virtuels,
C’est un Mister K quelque peu perplekse qui reprend la plume aujourd’hui. Encore une fois, il sabotera le suspens en te disant tout de suite que le match disputé en ce jour ensoleillé, sur le fort-fort-lointain terrain de Valreas, se solda par un match nul, d’où sa perpleksité.
Doit-on en effet voir ce match comme un énorme raté de la part d’une équipe qui avait largement les moyens de s’imposer, et qui ramène deux points seulement d’un aller-retour de 400 kilomètres, ce qui fait pas cher payé du kilomètre ?
Ou doit-on, en considérant qu’un championnat dépend aussi des autres résultats du week-end, considérer que ce nul arraché chez une équipe accrocheuse sur ses terres, pourrait valoir cher à l’arrivée et ne doit pas être dédaigné ?
C’est en tout cas une « b » contrainte à un habillage rapide (il y aura au moins eu ça de dynamique aujourd’hui…) qui débarque à Valreas après la visite touristique du Vaucluse viticole. Un quart d’heure plus tard elle entame sa rencontre par une grosse domination, qui laisse augurer d’un gros score.
Une forte pression des avants, relayée par notre dix qui alterne jeu au pied et ouverture, nous amène en effet à une demi-douzaine de reprises juste devant la ligne adverse. Oui, mais juste devant seulement … Trop de fautes de finition font que cette domination ne se traduit par aucun point, ce qui pèsera lourd à l’arrivée.
C’est paradoxalement sur une fin de mi-temps plus équilibrée que les pingouins marquent des points, puisqu’une belle action des gazelles conclue par notre centre coureur, est suivie par une pénalité face aux poteaux gagnée grâce au combat des avants. Le score est donc à 10 à 0 à la mi-temps, précédée par une petite explication talonneur-pilier qui vaut un carton jaune à chaque camp.
A la reprise, bonnes initiatives, grossières fautes de main et bonne défense s’équilibrent de part et d’autre. Mais alors que les pingouins ne savent pas tirer parti d’une écrasante domination en touche et de quelques belles occasions (mêlée à cinq puis pénalité à cinq), nos adversaires se montrent plus opportunistes, et décalent sur une nouvelle pénalité à cinq (mais pour eux celle-là …) un pilier qui va marquer un essai d’ailier.
A 10 à 5 la fin de partie s’annonce serrée, mais elle va devenir ardue, face à la pluie de cartons blancs et jaunes qui sort soudain de la poche de notre arbitre un peu dépassé par la tension.
A trois cartons pour nous contre un à nos adversaires, le match se termine à 9 contre 11, et les avants de Valreas exploitent intelligemment ce surnombre, pour jouer un deux contre un qui aboutit à un essai de dernière minute. Coup de chance – les choses en étant où elles en sont – la transformation passe juste à gauche des poteaux, et le coup de sifflet tombe sur le score de 10 à 10.
Le vent du boulet a frôlé les pingouins, mais comme au même moment un de nos adversaires directs s’en prenait un en pleine poire, de boulet, tout reste jouable …
A condition cependant que la potentiellement glorieuse « b » de l’AUC se réveille, et montre autre chose sur les trois matches qui lui restent à jouer pour terminer ces phases préliminaires. Saura-t-elle relever le défi ? Tu le sauras, ô noble voyageur des espaces virtuels, en revenant sur ces pages la semaine prochaine.
PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette pas tout à fait glorieuse page : en première ligne, « Vero » Guillaume, « Nohair » Guillaume, « Tonton » Dav, « antediluvian » Teigneux, « PJ » PJ et « Hendrix » Ju ; en deuxième ligne « jumping » Simon, « awake » Gauthier et « FirstNewCap » Paulo ; en troisième ligne « warior » Simon ; à la charnière, « Burkinabe » Alex et « bonpiedbonoeil » Philou ; au centre, « running » Nico, « camion » Mat et « Zebre » Antho ; aux ailes « Hairy (butnotforlonganymore ?) » Nico, Vince et Ju.