LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010
ACTE X : 20 DECEMBRE, ST LAURENT DU VAR-AUC
O noble voyageur des espaces virtuels,
C’est avec un très grand plaisir que Mister K reprend la plume
aujourd’hui, pour te narrer un épisode assuré de passer dans la
mythologie de la glorieuse « B » de l’AUC. Les esprits chagrins
m’objecteront sans doute que cette mythologie a des chances de se
limiter au public des 18 joueurs et coaches présents ce jour-là. Mais
Mister K leur rétorquera que les tout premiers mythes de l’humanité
n’ont sans doute pas intéressé beaucoup plus que 18 chevelus habillés
en peaux de bêtes, en train de se re-raconter pour la énième fois leur
chasse de la journée tout en se partageant une cuisse de mammouth
devant un grand feu, et que … oui, bon, je m’égare un peu, là, revenons
à la kronique !
Cette journée était assurément placée sous des
augures particuliers. D’abord parce que le soir passait à la télé «
Happy Feet », autre référence mythologique d’un groupe qui a évolué
depuis, mais qui garde une histoire. Et puis parce que, pour se
retrouver au Clobose à 8 heures du matin par -5°, il fallait une équipe
de dépanneurs, allant d’une « first cap » à un retour (d’âge …), mais
de dépanneurs motivés. Surtout pour se coltiner trois heures de bus
pour aller défier sur ses terres l’ogre de notre championnat, invaincu
sur les neuf premiers matches de cette phase aller qui s’achève
aujourd’hui.
Le trajet en bus se déroule sans incident notable, à
part la grosse fatigue du groupe en contact direct avec DJ
Rachidformer, en charge de l’animation multimédia du voyage, mais se
termine sur une surprise : nous allons jouer, à Saint-Laurent, sur cinq
centimètres de neige qui recouvrent le terrain.
Dans les vestiaires,
le discours des coaches est clair : c’est soit l’exploit, soit une
défaite que tout le monde comprendra. Mais la concentration est
impressionnante malgré - grâce à ? - ce manque de pression, et
confortée par un discours de notre exemplaire capitaine qui fixe un
seul objectif : ne pas se désunir.
Sur le terrain, l’équipe de
Saint-Laurent va confirmer que son parcours n’est pas un hasard. Il y a
du volume devant, et du dynamisme. Et il y a derrière de la capacité à
perforer autant que du savoir-faire en jeu de mains. Mais ces qualités
vont se heurter à une défense de fer des pingouins. Le coup d’envoi est
récupéré et joué malgré une grosse pression. Et quelques secondes plus
tard notre 10 donne le ton du match exemplaire qu’il va faire en tant
que stratège, avec un coup de pied contesté à la réception par un de
nos avants qui obtient une pénalité en se faisant déquiller par un
avant de Saint-Laurent en retour latéral. A 3 à 0, nous ouvrons le
score chez les ogres.
Cette pression est poussée plus loin sur un
nouveau coup de pied suivi d’une pénalité intelligemment jouée
rapidement par notre centre ex-dresseur de pingouins, qui ne laisse pas
d’autre solution à un adversaire hors-jeu qu’un en-avant volontaire qui
nous vaut un essai de pénalité. A 10 à 0 au bout de dix minutes, les
pingouins tiennent le score ; il s’agit maintenant de le préserver.
Et
c’est ce qui va être fait sur tout le reste de la mi-temps. Malgré de
gros gabarits lancés, aucun départ au ras ne passe face à nos avants.
Et malgré une paire de centres plus que dangereux et des ailiers
redoutables, tous les ballons ouverts par Saint-Laurent sont arrêtés
par des placages monumentaux. Si bien que le score ne bouge pas jusqu’à
la mi-temps.
Le même jeu est déployé après la reprise. Il est pris
en défaut une seule fois lorsqu’un des centres adverses se fraie un
chemin qui ramène le score à 10 à 7. Mais sous la pression la défense
de fer se ressoude. Le nombre de placages est impressionnant, si bien
qu’aucune des nombreuses tentatives de nos redoutables adversaires ne
passe. Signe de cette impuissance, l’un de leurs piliers pète les
plombs à dix minutes de la fin et avoine copieusement un casque, sans
autre résultat que de rappeler à notre talonneur promu ailier sa
vocation première, et de le faire venir au secours de son talonneur
resté talonneur.
Les dernières minutes sont tendues avec une
fatigue qui se fait sentir et qui nous vaut notamment de perdre nos
trois dernières mêlées. Mais c’est finalement un nouveau ballon gagné à
la contestation par les avants qui nous vaut à cinq minutes de la fin
une pénalité qui scelle le score à 13 à 7.
Au coup de sifflet final
c’est la joie qui domine, d’avoir réalisé l’exploit et d’avoir fait un
cadeau à nos coaches, vraiment contents pour la première fois de la
saison. Reste maintenant à ne pas faire de cet exploit une exception,
et à garder le même niveau de jeu.
La glorieuse B de l’AUC
saura-t-elle relever ce défi ? Pour le savoir Mister K te donne
rendez-vous sur ces pages, ô noble voyageur des espaces virtuels, dans
trois semaines et l’année prochaine, et d’ici là te souhaite un bon «
bout d’an » !
PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette glorieuse page : en première ligne, « Tonton » Dav, « antediluvian » Teigneux, « multimedia » Rachid et Mékouye ; en deuxième ligne « museum » Quatre, « awake » Gauthier et PJ ; en troisième ligne « warrior » Simon et « astronaute » Lamine ; à la charnière « neuvièmeavant » Alex et « mini » Bret ; au centre « nohair » Guillaume, « SeanPenn » Max et Zak ; aux ailes « highway » Tim, « firstcap » Vincent et « promu » Geoffrey. En position de « jmeretiensdrentrer », Richie.
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Reply #2 on : Mon March 26, 2012, 20:40:10