LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010
ACTE III : 25 OCTOBRE, AUC-TARASCON
O noble voyageur des espaces virtuels,
C’est avec plaisir que Mister K reprend la plume pour te narrer une
glorieuse nouvelle page de l’épopée des Happy Feet couvée 2009/2010.
En
cet après-midi ensoleillé, l’enjeu est clair : après un lamentable faux
pas il y a trois semaines, il s’agit de se remettre en selle. Et il y a
en plus des raisons particulières de le faire aujourd’hui : nous allons
envoyer à la capitale un « Big Size Captain » du jour, dont on veut
qu’il puisse dire dans les soirées parisiennes qu’il jouait avec une
équipe de guerriers. Et on va avoir un AIN [non, pas un Hun, un Arbitre
International de Narbonne], ce qui fait qu’en plus des pingouins on a
le dompteur, c’est Zavatta au complet …
Forts de toute cette
motivation, les Happy Feet attaquent fort le match. La consigne
d’humilité a été bien entendue, et c’est le travail de sape des gros,
avec des percussions et du déblayage, et la défense de fer des
gazelles, avec des placages appliqués, qui permettent de mettre sur nos
adversaires une pression qui va bientôt payer.
Au bout de dix
minutes une touche bien travaillée par les avants permet en effet
d’enchaîner sur un superbe déroulé des trois-quarts jusqu’à l’aile, et
d’ouvrir le score 7 à 0. Après une pénalité gagnée au combat, un
deuxième essai parti d’une progression des gros ouverte dans le bon
timing sur les trois-quarts, permet, après un essai en contre
d’adversaires qui restent à l’affût de la moindre occasion, d’arriver à
la mi-temps avec une avance de 17 à 7.
La reprise est cependant
assez désastreuse. Le temps que s’instaure une stérile discussion sur «
qui-que-quoi » de l’essai encaissé avant la mi-temps, tout le monde
s’arrête de jouer, permettant à des Tarasconnais qui reprennent du poil
de la bête d’inscrire deux essais de suite faute de placages.
Heureusement, une petite mise au point faite sous les poteaux alors que
l’on en est à 17 à 19 va permettre de remettre tout le monde au silence
… et au travail.
La pression est alors remise par les gros aussi
bien que les gazelles, aboutissant d’abord à une pénalité qui nous
permet de repasser devant, 20 à 19, à dix minutes de la fin. Puis une
action de choc de l’équipe moustache, avec notre troisième ligne qui
pousse à un en-avant adverse en sortie de mêlée, et notre «
neuvièmeavant » qui ramasse le ballon pour aller passer la ligne, porte
le score à un définitif 27 à 19. Reste à noter une entrée remarquée de
Coach Pakal, qui part sur une percussion qui lui permet d’évacuer une
partie de la tension des trente minutes précédentes, et le match est
plié.
A la sortie, la satisfaction d’avoir su se ressaisir et gagner
est évidente ; mais la conscience du besoin de jouer un match entier à
notre véritable niveau l’est tout autant. Les Happy Feet sauront-ils
relever ce défi pour ajouter de glorieuses pages à leur épopée ? Tu le
sauras, ô noble voyageur des espaces virtuels, en revenant sur ces
pages la semaine prochaine.
Pré-scriptum du Post-scriptum : avant d’en venir à la compo, Mister K va vous donner en exclusivité un aperçu des coulisses de son difficile travail. Ayant récupéré la feuille de compo de Coach Pakal [Mister K aime travailler sur des documents Top Secret, il a l’impression d’être James Bond, ou Ethan Hunt, ou … oui, bon, d’accord, on s’en fout], il a la surprise de voir mentionné en numéro 19 « SEBOUMDI ». Après avoir pensé que l’AUC B avait, la première, recruté un rugbyman portant un prénom d’un pays qui n’existe pas encore, une expertise graphologique a permis de démontrer qu’il fallait lire « SEBOUMOI », soit … « Seb ou Moi » ! Eh oui, la presse d’investigation, c’est un vrai métier …
PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette glorieuse page : en première ligne, Rachid, « ex-chevelu » Max, « antediluvian » Teigneux, « Toon’s » Toon’s, Geoffrey et « Coach » Pakal ; en deuxième ligne, « Big Size Captain » Max, « Doudou » Véro, Gauthier et PJ ; en troisième ligne « Arnica » Simon ; à la charnière, « neuvièmeavant » Alex et « MiniBret » ; au centre, Anto, Mat et « No Hair » Guillaume ; aux ailes, « même pas peur » Romain, « Hairy » Nico