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    LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010

    ACTE II : 4 OCTOBRE, AUC-MARTIGUES

    O noble voyageur des espaces virtuels,

    Au moment de reprendre la plume cette semaine, Mister K est hésitant. Il cherche, dans le Trésor de la Langue Française, les formulations susceptibles de rendre compte d’une regrettable contre-performance, sans blesser les cœurs de grands enfants qui battent sous l’armure musculeuse des Happy Feet. Il cherche les mots adaptés – les mots bleus, les mots qui rendent les gens heureux … - pour résumer le match sans accabler ses héros déchus, les mots qui pourront mettre du baume à leurs âmes sensibles, meurtries et traumatisées … PUTAIN, C’ETAIT DE LA MERDE ! UNE HONTE !! UN SCANDALE !!!
    Aaaah ! Ce n’est certes pas très élégant mais ça fait du bien … Il faudra que Mister K parle de cette méthode de relaxation à Pakal …
    Ceci étant dit, ce match ne laisse pas grand-chose pour alimenter une chronique. Sur quoi insister ? Sur le soutien constant tout le long du match, dans la mesure où tout le long du match il était en retard de dix secondes ? Sur l’incroyable manque de maîtrise du ballon, lorsque que les quelques cocottes mises en route se sont terminées en pondant lamentablement le ballon [cocotte/pondre –Mister K est de plus en plus subtil], que les avants d’en face n’avaient plus qu’à ramasser ? Sur les courses en défense des trois-quarts, trop justes pour rattraper les adversaires que les avants avaient laissé filer ?
    On peut agrémenter le tout de quelques exemples individuels de n’importe quoi, en attaque – comme lorsque le capitaine part en percussion … sur le deuxième ligne qui protégeait le ballon qu’il vient de ramasser – comme en défense - lorsqu’un pilier, au lieu de se coucher sur un ballon, le tape à suivre … dans son camp, pour les attaquants adverses.
    La seule exception au naufrage collectif de ce jour est constituée par notre vaillante charnière, qui a aussi servi de témoin malgré elle à tout ce qui n’a pas fonctionné. Notre « neuvième avant » a dû plus se faire marcher dessus qu’un mètre carré moyen du terrain pendant le match, tandis que notre « mini » dix a fait le maximum … de ce que peut faire un dix auquel le huit adverse paraissait attaché par un élastique de jokari …
    Si l’on reprend la chronologie de la partie, on constate que les pingouins ont pourtant bien résisté un premier quart-d’heure. Mais un premier essai encaissé sur un ballon cafouillé en sortie d’une touche défensive, est suivi d’un autre, sur un déroulé digne d’un exercice d’entraînement, cinq minutes plus tard. Et comme une percée à travers la défense permet aux joueurs de Martigues, qui auront déployé un beau rugby sans trop forcer [ce n’était pas nécessaire] tout le long du match, d’ajouter un troisième essai avant la mi-temps, celle-ci est atteinte sur le score lourd de 0 à 19.
    L’entame est marquée par un semblant de réveil, avant qu’une pénalité sur nos 22 attribuable au capitaine [décidément exemplaire en ce jour faste …] permette à Martigues de passer la barre fatidique de 0 à 22. Et comme si la coupe n’était pas suffisamment pleine, un dernier essai digne d’un entraînement mènera le score final à un lourdissime 0 à 29 concédé sur notre terrain.
    A la sortie de ce match pathétique, Mister K empruntera les mots du capitaine antédiluvien [ils ont un accord de copyright] pour souligner qu’un groupe se soude également face à la défaite. Mais enfin, il est bien gentil le brontosaure, mais il serait souhaitable de se remettre tout de suite à la soudure dans la victoire … Les Happy Feet sauront-ils se remettre de ce mauvais pas et redonner une trajectoire glorieuse à leur épopée ? Tu le sauras, ô noble voyageur des espaces virtuels, en revenant sur ces pages dans trois semaines [la semaine prochaine et la suivante, c’est relâche du cirque Pinder].

    PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette … euh … relativement peu glorieuse page : en première ligne, Rachid, « Big Size » Max, « ex-chevelu » Max, « Hendrix » Ju, « antediluvian » Teigneux et Geoffrey ; en deuxième ligne, « Villeroy&Bosch » Seb, « sleeping » Gauthier et PJ ; en troisième ligne « Arnica » Simon et Pierre ; à la charnière, « neuvièmeavant » Alex et « MiniBret » ; au centre, Mat, Anto et « Red » Nico ; aux ailes, , « même pas peur » Romain et « Hairy » Nico.

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