LA SAGA DE LA « B » - 2009/2010
ACTE I : 27 SEPTEMBRE, GIGNAC MARIGNANE - AUC
O noble voyageur des espaces virtuels,
Ce radieux dernier dimanche de septembre est le jour où tout
commence pour un nouvel épisode de la Saga de la glorieuse « B » de
l’AUC. Après une saison 2008-2009 surgelée, et marquée par son exil
volontaire dans l’Arctique, Mister K attend de voir si l’esprit des «
Happy Feet » va renaître, et s’il aura envie de reprendre la plume [eh
oui, Mister K a un ordinateur de pingouin, qui fonctionne avec une
plume].
Eh bien autant le dire tout de suite, ce premier match
homérique [ndlr : digne de Homère ; non, pas Homère Simpson ; l’autre,
le mec qui a écrit l’Iliade et l’Odyssée] a largement convaincu Mister
K de te le narrer. Parmi ses autres bienfaits, on peut aussi noter que
ce match d’entame aura épargné une visite médicale à notre nouveau
coach Pakal, qui sait maintenant qu’il est cardiaque.
L’avant-match
se déroule sans faits notables, à part pour les deux piliers qui ont
décidé de suivre la voiture de l’équipage-pilote demi de mêlée –
talonneur, ce qui leur permet de visiter toute la rive nord de l’Etang
de Berre, aéroport compris [non, pas de vol pour Gignac aujourd’hui]
avant d’arriver à destination.
Sur place, discours du coach pour
rappeler les objectifs, discours de motivation antédiluvien du
capitaine antédiluvien, puis c’est parti. Après un bon échauffement
mené par notre ailier à cadenettes [c’est la traduction française de
dreadlocks ; Mister K a trouvé ça tellement fendard qu’il a décidé de
le placer dans sa chronique –sans rancune, Nico…], les pingouins
rentrent sur le terrain décidés à relever le défi de ce match d’entame
à l’extérieur.
Et pourtant… Le premier quart d’heure est digne du
cirque Pinder. Non, pas les clowns ; les spectateurs… Avants et
trois-quarts se promènent gentiment en travers du terrain, permettant à
nos adversaires de s’approcher suffisamment près de la ligne pour
offrir à trois reprises des pénalités largement à la portée de leur
redoutable buteur. A 0 à 9 coach Pakal n’en peut plus et hurle depuis
le banc de touche des commentaires dont la transcription est - à peu
près - « aaaahputainooohcestpasvraiooohmerdeaaaaaah !!!!!! ».
Heureusement, à la mi-temps de la mi-temps les pingouins se réveillent.
Un beau coup de pied d’un centre est récupéré par un avant qui part en
percussion, et est immédiatement relayé pour une série de passes
jusqu’à l’aile, qui permet un premier essai entre les poteaux. Soudain
tombés du lit, les pingouins enfoncent le clou, et deux minutes plus
tard déroulent le même scénario - percussion des gros et relai sur les
gazelles - pour un deuxième essai entre les perches. A 14 à 9 le match
a changé de physionomie. Avec une étonnante [pour ceux qui le
connaissent] lucidité, le capitaine demande à nos buteurs bien en
jambes [MiniBret, puis Anto en deuxième mi-temps] de prendre les points
qui s’offrent pour contrer le buteur de Marignane, et la mi-temps est
atteinte sur le score de 17 à 12.
La reprise est marquée par une
forte baisse de régime qui provoque une nouvelle forte hausse de la
pression artérielle du coach, surtout lorsque la mêlée se fait enfoncer
à plusieurs reprises. Nos adversaires, qui feront preuve de combativité
et d’un bel esprit jusqu’à la fin du match, profitent du flottement
pour inscrire un essai, puis une nouvelle pénalité. Une pénalité pour
nous, nous permet juste de rester à égalité à 20-20 à un quart d’heure
de la fin du match. Avec un tel suspense, le combat défensif est
sévère, et nos trois-quarts s’illustrent particulièrement au placage,
quel que soit le gabarit en face. Malgré cela, une pénalité jouée
rapidement aboutit à un essai surprise de nos adversaires. A 20 à 25,
les pingouins ont dix minutes pour renverser le score.
Ce sera
chose faite à cinq minutes de la fin, et d’une manière qui a de quoi
dérouter les amateurs de jeu aérien, mais qui traduit bien l’envie et
le combat des pingouins ressuscités. Menés jusque devant la ligne
adverse par une action des trois quarts, les gros vont en effet
enchaîner six ou sept actions de pick-and-go sans faute, première,
deuxième et troisième ligne allant chacune leur tour au charbon, pour
mettre à la faute des adversaires contraints à une défense désespérée.
Et le huitième lancement est le bon, lorsque « PetitPierre » et le loup
sortent du bois [ouais, je sais, c’est super-lourd, mais si vous voulez
un chroniqueur subtil vous n’avez qu’à passer une annonce dans Modes et
Travaux] et enfoncent deux défenseurs pour aplatir derrière la ligne. A
27 à 25 il n’y a plus qu’à tenir avec une défense acharnée, ce qui est
fait jusqu’au coup de sifflet final.
Au sortir de ce match il est
clair qu’il y a beaucoup de progrès à faire dans de nombreux domaines,
si on ne veut pas être obligés d’acheter un pacemaker à Pakal avant la
fin de la saison. Mais il y a surtout la satisfaction d’un premier
match à l’extérieur gagné sur l’envie et le combat. Les Happy Feet
sauront-ils confirmer leur résurrection et cette entrée en matière ? Tu
le sauras, ô noble voyageur des espaces virtuels, en revenant sur ces
pages dans une semaine.
PS : la composition de l’équipe qui a écrit cette glorieuse page : en première ligne, « Big Size » Max, « Tonton » Dav, « ex-chevelu » Max, « Hendrix » Ju et « antediluvian » Teigneux ; en deuxième ligne « vatefairecuire » PJ, « Villeroy&Bosch » Seb et « SanMarco » François ; en troisième ligne « Arnica » Simon et « PetitPierre » ; à la charnière, « neuvièmeavant » Alex et « MiniBret » ; au centre Ju, Mat et Anto ; aux ailes « Highway » Tim, Romain et « Hairy » Nico.